Le magasin est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h45 et le samedi de 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h.
Le dimanche retrouvez nous au marché de Sainte Sévère toute la matinée.

Le point de l’été 2026 aux Légumes du Logis

été 2026 aux Légumes du Logis

Voilà quelques mois que nous n’avons pas pris le temps de vous écrire. Les semaines ont défilé à toute vitesse et, depuis notre dernier point, il s’en est passé des choses au Logis. Alors, avant d’entamer la dernière partie de la saison, voici quelques nouvelles de la ferme, des cultures et de nos projets.

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Une saison sous haute pression

Vous vous souvenez de l’avant-veille de la réouverture du magasin, juste avant le mois d’avril ? Nous vous faisions part de notre désolation face à toute cette pluie qui nous empêchait notamment de semer les céréales.

Avec le recul, c’était presque le bon temps.

Nous sommes au mois d’août et, chez nous, de manière très localisée, il n’est jamais tombé plus de 7 mm de pluie d’un coup depuis la fin du mois de mai, et à peine 20 mm sur l’ensemble de ces mois d’été. À Angoulême, par exemple, il est tombé début août 75 mm en une seule nuit. Les précipitations ont été extrêmement localisées.

Le 16 juillet dernier, un orage diluvien s’abattait à quelques kilomètres de chez nous : des trombes d’eau, de la grêle et de fortes rafales de vent. Ces intempéries ont également sévèrement touché le nord Charente. Des toits arrachés, des cultures cisaillées… un paysage de désolation.

Chez nous, c’est d’abord la canicule qui a fait mal. Nous avons un accès à l’eau autorisé à titre dérogatoire au regard de nos cultures maraîchères. Néanmoins, les volumes sont limités et nous faisons nous-mêmes en sorte de limiter notre consommation.

Malgré l’irrigation, certaines cultures n’ont pas résisté aux coups de chaud : ensoleillement brûlant, vent sec et chaud… « effet sèche-cheveux » assuré.

C’est notamment le cas des haricots verts qui, en période de floraison, sont particulièrement sensibles aux températures élevées. Les fleurs ont brûlé et nous n’avons quasiment pas eu de haricots de tout le mois de juillet. De la même manière, des salades tout juste plantées n’ont pas résisté, malgré le soin apporté, à ces canicules si intenses.

Le paysage ressemble déjà à celui d’un mois d’octobre.

Les tomates, elles aussi en fleurs au mois de juillet et qui devraient aujourd’hui nous donner de beaux fruits, n’ont pas supporté ces conditions. Actuellement, nous n’avons quasiment plus de tomates disponibles en plein champ et peu sous serre.

Quelques chiffres permettent de mieux mesurer la situation : environ 70 % de pertes sur les haricots verts, 80 % sur les haricots demi-secs, 40 % sur les tomates sous serre et 70 % sur les tomates de plein champ.

En plus de ces volumes réduits, la saison risque d’être écourtée, car les plantes ont souffert. Nous avons planté les poireaux et les choux pour l’automne et l’hiver au mois de juillet. Même s’ils sont beaux en apparence aujourd’hui, nous craignons que certains dégâts ne deviennent visibles que plus tard.

Côté vigne, les vendanges se précisent avec environ trois semaines d’avance et, pourtant, la qualité des raisins est déplorable : raisins très petits, peau dure, peu de jus, grappes grillées… Même la vigne a souffert de ce climat complètement fou, alors qu’elle fait partie des cultures les plus résistantes.

Tous les agriculteurs, maraîchers, éleveurs, viticulteurs et céréaliers de notre région, et d’ailleurs, ont souffert cet été. Nous nous inquiétons pour nos amis comme pour nous-mêmes des conséquences à court terme et de notre capacité collective à continuer à produire pour permettre, demain, aux Français de continuer à manger. L’enjeu est grand.

Malgré tout, on s’accroche. On patiente. Et on espère que le climat nous sera bientôt un peu plus favorable.

Et puis, certaines cultures nous permettent tout de même de nous réjouir. Les poivrons sont beaux, les concombres aussi. Les aubergines sont peu nombreuses, mais magnifiques. Malgré les difficultés, nous avons réussi à égayer les étals tout au long de l’été.

 

Des moments festifs pour se retrouver

Comme chaque été depuis maintenant trois ans, nous avons organisé notre soirée festive et familiale à la ferme le samedi 25 juillet, en partenariat avec l’EVS ALPR.

La soirée a également été portée par l’association que nous avons créée avec Ophélie, productrice de fromages de chèvre sur notre commune. Son objectif ? Promouvoir le bien manger local, faire connaître les métiers de l’agriculture et participer à l’animation du milieu rural.

Notre association s’appelle évidemment… La Chèvre et le Chou !

La soirée a été une belle réussite. Vous étiez encore plus nombreux que les années précédentes : près de 500 personnes nous ont rejoints. Nous avons accueilli le groupe Les Balluchons, qui nous a proposé ses compositions musicales tout au long de la soirée. Et c’était super !

Grâce à l’association, nous imaginons aussi de nouveaux formats pour vous régaler tout en passant un bon moment ensemble : les apéros fermiers.

Le premier de l’été a eu lieu le 16 juillet chez Ophélie, sur son exploitation caprine. Le second s’est déroulé au Logis, entre les rangs de vigne, le 13 août. Ces apéros ont été organisés dans un esprit plus intime, sur réservation. De beaux moments partagés avec vous tous.

 

Les projets continuent au Logis

Vous le savez, chez nous, les projets font partie du quotidien.

Côté serre photovoltaïque, on n’a pas pu résister à l’envie de faire quelques tests dès cette année, histoire de voir comment les différentes productions s’y comportent. Un rang de concombres, deux de tomates, un d’aubergines, quelques agrumes : tout cela est avant tout là pour observer et apprendre.

La majeure partie de la serre reste volontairement inexploitée cette année afin de laisser au sol le temps de se restructurer. Du sorgho a donc été semé et pousse à vue d’œil. Il possède de très belles capacités pour restructurer le sol en attendant de pouvoir véritablement lancer la saison 2027.

D’ores et déjà, et particulièrement avec cette saison complètement folle, nous sommes très agréablement surpris. Les plantes se comportent mieux sous cette serre en partie ombragée. La croissance des tomates est en revanche plus longue, mais le feuillage est magnifique et les fruits qui se forment le sont tout autant.

Quand on voit à quel point le soleil a fait des dégâts sous nos serres plastiques traditionnelles, même après avoir blanchi les parois, ces premiers résultats nous confortent dans notre choix.

On continue donc nos expérimentations avec le sentiment d’avoir pris la bonne direction. En tout cas, d’avoir fait l’un des choix qui pourront nous aider à nous adapter et à continuer à produire dans les années à venir.

 

L’eau, toujours au cœur de nos préoccupations

Vous connaissez nos inquiétudes quant à la disponibilité de l’eau. Et on ne peut pas s’empêcher de penser que, cette année, si nous avions pu stocker toute l’eau tombée en abondance durant l’hiver, nous aurions eu moins de complications sur les cultures… et probablement quelques cheveux blancs en moins aussi.

La Région a répondu favorablement à notre demande d’accompagnement. Nous attendons maintenant des devis actualisés ainsi que l’accord bancaire pour pouvoir lancer le projet.

L’objectif est simple : collecter et stocker les eaux de pluie qui tombent sur la serre afin de les utiliser lorsque les cultures en ont besoin, plutôt que de prélever dans le milieu naturel en période sèche.

Après un hiver marqué par l’excès d’eau et un été où chaque millimètre compte, ce projet prend forcément encore davantage de sens.

 

Bientôt près de 500 arbres fruitiers

Côté verger, nous avons quasiment terminé la sélection des arbres fruitiers qui seront plantés cet hiver. Et il y en aura près de 500 tout de même !

Au programme : pêches, nectarines, abricots, prunes-abricots, poires, coings, prunes-cerises, mais aussi d’autres petits fruits et cultures comme la rhubarbe, le cassis ou les mûres.

On a déjà hâte de voir tout cela pousser et, surtout, de pouvoir vous en faire profiter. Mais il va falloir être patients : comptez encore deux à trois ans avant une mise à fruit correcte.

À l’échelle d’un verger, finalement, ce n’est pas si long. Même si, lorsqu’on vient de planter les arbres, cela paraît toujours une éternité !

 

Et cet hiver, des légumes toute l’année ?

Pas de nouvel aménagement prévu cette saison au magasin. Il faut dire que nous avons déjà réalisé beaucoup de travaux l’an passé.

Mais cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de nouveau projet en tête. Celui qui nous occupe actuellement concerne directement notre activité maraîchère : nous aimerions pouvoir vous proposer nos légumes toute l’année.

Il nous reste encore quelques détails à peaufiner, mais nous travaillons sur la mise en place d’un système de click and collect pendant l’hiver, ainsi que sur la possibilité de retirer vos légumes dans un distributeur à Rouillac dès le mois de novembre.

L’idée est de pouvoir continuer à vous proposer nos productions locales même lorsque le magasin n’est plus ouvert au rythme de la pleine saison.

On vous en dit plus très bientôt !

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D’avril à fin septembre : ouvert du lundi au vendredi (9h-12h30/14h30-18h45) et le samedi : (9h-12h30/14h30-18h00) + dimanche matin au marché de sainte sévère.

Octobre et novembre: ouvert le vendredi (9h-12h30/14h30-18h45) et samedi matin (9h-12h30). Pas de marché à cette période.

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